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Quelque part en Afrique Noire. Les rebelles rôdent, pillent, violent, tuent. Un petit garçon dans une rue affirme qu’il est compteur de cadavres, un métier comme un autre. Seulement, il n’a plus de place dans son cahier pour continuer sa besogne… Quelque part dans la même ville, un ancien instituteur a perdu toute illusion, tout idéal, toute valeur. Il décide alors de prendre une arme, comme tant de ses compatriotes. Le garçon s’appelle Jerry. Il échouera dans une colonne d’enfants soldats. L’homme s’appelle Antoine. Il perdra tout, son esclave d’amour, sa raison, son visage, et il échouera dans un de ces camps à bâches bleues.
Et si tous les hommes s’appelaient Jerry et Antoine et s’ils avaient tous un seul et même destin ?
Joëlle Sambi en est à son premier roman avec « Le monde est gueule de chèvre ». Elle nous livre une fiction d’une virtuosité implacable, un récit d’un rythme terrassant, qui cerne la barbarie humaine à son seuil ultime sans la moindre compromission. Malgré sa grande jeunesse elle dénonce à chaque page l’horreur récurrente qui lacère son continent d’origine ; ainsi son texte devient revendication d’autres possibles humains, devient cri audible dans le tumulte ambiant qui nous bouche les sens.


La presse en parle Ce livre est un cri ! Corinne Boulangier (RTBF) Tous les mots sont justes... Eric Russon (RTBF)
Les Carnets et les Instants Ne restent que les mots
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